SOCIETE DES OCRES DE FRANCE

L'HISTOIRE DE L'OCRE
Si l'on gravit la colline de PERREAL, (à GARGAS), l'oeil embrasse un des tableaux les plus chaudements colorés qui puissent se rencontrer sous le soleil du midi. Toutes les nuances du jaune et du rouge étalées dans la plaine et sur les coteaux composent une palette magnifique que réhausse la sombre verdure des pins.

Elles constituent une des curiosités naturelles et esthétiques les plus remarquables du département du VAUCLUSE : L'OCRE.
L'Ocre est un sédiment d'origine marine de 90 à 95 % de sable et d'un pigment pouvant aller du jaune au rouge ( KAOLINITE + HYDROXYDE DE FER : 5 a 10 %). C'est un colorant inaltérable dont l'utilisation remonte à la plus haute antiquité.

C'est en 1785 que ces fabuleux gisements ont fait l'objet d'une extraction industrielle qui a fait la richesse de la région. On peut considérer que ce boom économique est essentiellement déclenché par l'arrivée du chemin de fer dans la périphérie d'APT.

Cette industrie va se développer jusqu'à la crise économique des années 30. L'Ocre est remplacée progressivement par les Oxydes de fer artificiels . En 1945, la production de l'Ocre est quasi-nulle (à part pour la peinture de camouflage).

Les badigeons à l'Ocre sont délaissés en période d'expansion économique aux profits des peintures synthétiques. C'est la décadence ! Les entreprises ocrières ferment une a une leurs portes. Au 1 janvier 1974, il n'en reste plus que trois a APT :
- l'entreprise GUIGOU Gilbert et fils qui vient de racheter la (SOCIETE DES OCRES DE FRANCE)
- la SARL LAMY Marius fondee en 1880
- l'entreprise PONS qui vendra a GUIGOU.

Aujourd'hui, il ne reste plus que la SOCIETE DES OCRES DE FRANCE (entreprise GUIGOU, transmise depuis trois générations). En 2001, elle fêta fièrement son centenaire.